Le web 2.0, c’est quoi? Tentative de définition du web 2.0
Vous vous demandez encore ce qu’est le web 2.0? Bien qu’aucune définition ne se suffise à elle-même, Wikipédia propose une définition relativement compléte.
Définition du web 2.0 d’après Wikipédia France:
Web 2.0 est un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du World Wide Web, passant d’une collection de sites Web à une plate-forme informatique à part entière, fournissant des applications Web aux utilisateurs. Les défenseurs de ce point de vue soutiennent que les services du Web 2.0 remplaceront progressivement les applications de bureau traditionnelles.
Dans sa conception originale, le Web (nommé dans ce contexte le « Web 1.0 ») comprenait des pages Web statiques qui étaient rarement mises à jour, voire jamais. Les succès de solution se basant sur un Web dynamique (parfois appelé « Web 1.5 »), où des systèmes de gestion de contenu servaient des pages Web dynamiques, créées à la volée à partir d’une base de données en constant changement. Le Web était considéré principalement comme un outil de diffusion et de visualisation de données, où des aspects comme le nombre de pages vues et l’esthétique revêtaient une très grande importance.
Les partisans de l’approche Web 2.0 pensent que l’utilisation du Web s’oriente de plus en plus vers l’interaction entre les utilisateurs, et la création de réseaux sociaux rudimentaires, pouvant servir du contenu exploitant les effets de réseau, avec ou sans réel rendu visuel et interactif de pages Web. En ce sens, les sites Web 2.0 agissent plus comme des points de présence, ou portails Web centrés sur l’utilisateur plutôt que sur les sites web traditionnels.
Le terme a été inventé par Dale Dougherty de la société O’Reilly Media lors d’une réflexion avec Craig Cline de MediaLive pour développer des idées pour une conférence conjointe. Il a suggéré que le Web était dans une période de renaissance, avec un changement de règles et une évolution des modèles d’entreprise. Dougherty a donné des exemples au lieu de définitions : « DoubleClick, c’était le Web 1.0. Google AdSense, c’est le Web 2.0. Ofoto, c’était le Web 1.0. Flickr, c’est le Web 2.0. », et recruté John Battelle. Puis, O’Reilly Media, Battelle et MediaLive ont lancé la première conférence Web 2.0 en octobre 2004. La seconde conférence annuelle a eu lieu en octobre 2005.
Dans l’exposé d’ouverture de leur conférence, O’Reilly et Battelle ont résumé les principes clés qu’ils estiment caractéristiques des applications Web 2.0 : le Web en tant que plate-forme ; les données comme « connaissances implicites » ; les effets de réseau entraînés par une « architecture de participation », l’innovation comme l’assemblage de systèmes et de sites distribués et indépendants ; des business models poids plume grâce à la syndication de contenus et de services ; la fin du cycle d’adoption des logiciels (« la version bêta perpétuelle »).
La définition précise d’une application Web 2.0 est encore chaudement débattue. Cependant, il est généralement admis qu’un site Web 2.0 doit montrer certaines caractéristiques :
- le site ne doit pas être un jardin secret, c’est-à-dire qu’il doit être aisé de faire rentrer ou sortir des informations du système ;
- l’utilisateur doit rester propriétaire de ses propres données ;
- le site doit être entièrement utilisable à travers un navigateur standard ;
- le site doit présenter des aspects de réseaux sociaux.
L’infrastructure du Web 2.0 est complexe et changeante, mais elle inclut les logiciels de serveur, la syndication de contenu, les protocoles de messagerie, des standards de navigation, et des applications clientes diverses (les plugins, ou greffons, non-standards sont généralement évités). Ces approches complémentaires fournissent au Web 2.0 les capacités de stockage, de création et de diffusion qui vont au-delà de ce qui était précédemment attendu des sites Web.
Un site pourrait être appelé comme utilisant une approche Web 2.0 s’il fait la part belle à un certain nombre des techniques suivantes :
- l’utilisation de CSS, d’un balisage XHTML sémantiquement valide (en évitant notamment la divitis et la classitis), et des microformats ;
- les techniques d’applications riches telles qu’AJAX ;
- la syndication et l’agrégation de contenu RSS/Atom ;
- la catégorisation par étiquetage ;
- l’utilisation appropriée des URL ;
- une architecture REST ou des services Web XML.
Comme il n’existe pas d’accord unanime sur ce que le Web 2.0 signifie précisément, le terme peut désigner des choses radicalement différentes suivant les personnes. Par exemple, beaucoup de personnes faisant la promotion du Web 2.0 parlent de HTML bien formé et valide. Cependant, peu de sites actuels adhèrent à ce standard. De même, alors que le Web devrait tendre vers plus d’accessibilité, l’utilisation d’AJAX peut rendre les sites complètement inutilisables aux personnes naviguant sans le support du JavaScript, ou avec un navigateur ancien. Beaucoup se sont plaints du mauvais emploi de scripts AJAX, conduisant à une « soupe de balises », c’est-à-dire à la prolifération de balises et au balisage non sémantique. C’est précisément de ce type de conception que les promoteurs des standards du Web ont tenté de s’éloigner.
Beaucoup des idées du Web 2.0 ont été employées sur des sites Web bien avant que le terme soit employé. Amazon.com, par exemple, a permis à ses utilisateurs d’écrire des critiques et des guides de consommation depuis son origine, et ouvert son API aux développeurs tiers en 2002. Réciproquement, lorsqu’un site se proclame « Web 2.0 » parce qu’il utilise des fonctionnalités triviales telles que les blogs ou les dégradés, il s’agit souvent plus d’une tentative de promotion qu’une véritable exploitation des idées du Web 2.0.
Le terme a parfois été réduit à un simple terme à la mode qui peut signifier tout et n’importe quoi, avec peu de connexion avec les idées sur lesquelles il est basé. On peut aussi soutenir que le « Web 2.0 » ne représente pas une nouvelle version du World Wide Web, mais comprend en fait uniquement des technologies et des concepts du « Web 1.0 ». D’autres critiques ont associé à ce terme une seconde bulle Internet, affirmant que beaucoup de sociétés Web 2.0 tentaient de créer le même produit avec un manque manifeste de modèle économique.
À noter que les exemples de services Web 2.0, à commencer par Wikipédia, sont entièrement contenus dans le web original…